Irrémédiable

Les balades dans la nature vivante, le feu dans le poele, la cuisine qui fume et sent bon, les collages sous les doigts, les musiques nouvelles, la radio choisie, le chat en caresses, le givre sur le toit, le chocolat, lui dans mes bras debouts dans la salle chaude, les brindilles sèches qui craquent, les mots tournés dans leur sens, dévisagés, le livre amusant qui distrait, les lettres dans la boite, tes messages en retour, le store en bambou relevé pour laisser le soleil réchauffer le bureau d’où j’écris, les petites lumières en bas surtout celle rouge autour du miroir, les merles sur le toit de la cabane où je lance des morceaux de pommes, non , rien. Rien n’empêche le chagrin, t’avoir perdu, de s’inviter chez moi. C’est le chagrin de tous les perdus, les chagrins de la vie qui nous laisse, de l’inévitable, de la peur du plus tard, la peur de ce que je ne connais pas et contre lequel, sans doute, je ne pourrais rien cette fois. Non, rien.

Il faudra aimer le chagrin.

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2 réflexions sur “Irrémédiable

  1. Je crois que tu as la chance d’avoir encore des aimés, des parents, encore vivants.
    La présence certes, mais l’absence encore plus.

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