Penser simple le passé

 

Long longtemps simplement je pensais récemment à nos étreintes. J’y pense dans la cuisine en préparant une tarte aux abricots. Je peux y penser n’importe où. C’est un enfant dans un tissu porté sur mon dos. Il sourit aux passants. Il est revenu partie de moi sans souffrir. L’enfant qui est mort tué entre nous deux qui ne faisions plus qu’un de cet amour. Là, elle dirait Duras. Celui. Les meurtres entre eux deux, les sacrifices. Les trous où ne plus rien retrouver ne plus rien revoir.

Je marche maintenant en portant cet amour sans qu’il soit lourd sans qu’il soit défaillant sans qu’il soit retenu mal et blessé. Son sourire est celui des années. Comme nous avons bataillé, comme j’ai voulu, combien ai-je heurté. Tambours en tête. La femme que rien n’arrête. Des hommes et des femmes sont faits pour se rencontrer et aller chemin creuser dans leurs formes, puiser à la source sans même le savoir, sans rien pouvoir faire d’autre. Des hommes et des femmes sont faits pour se rencontrer. Quitter est sur la route. Quitter est le malheur qui s’installe dans la maison. La maison qu’on secoue, qu’on inonde. Les murs ne ressemblent à plus rien. On en a plus besoin ?

J’y pense maintenant, ce n’est plus repenser c’est penser nouveau, simplement.

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